"-Tu sembles bien sombre aujourd'hui... -C'est le contre-jour."

Aujourd'hui, je me suis levée.
Les yeux encore embués de brumes chimériques, j'ai mangé le chien et j'ai ouvert au bol de chocapics qui grattait la porte.
Quand tout ça s'est dissipé, j'ai branché mon GPS et me suis dirigée péniblement vers ma salle de bain.
Tournez à droite.
J'ai regardé un moment la tronche enfarinée qui me dévisageait de l'autre côté du miroir, et j'ai pensé "La pauvre, j'aimerais pas être à sa place".
Ses paupières flasques lui recouvraient la moitié des yeux, et l'autre moitié était aussi inexpressive qu'un oeil de biche empaillée.
J'ai alors ouvert le robinet pour me laver de mes péchés et du reste, mais quelque chose empêchait le flot de couler normalement.
Un petit pied dépassait.
J'ai tiré.
Au dessus du petit pied y'avait un petit corps tout entier.
Il était bleu.
Il avait des yeux énormes et vers luisants.
Verts comme une pomme pas mûre.
Luisants comme une lame.
Brillants comme une larme.
Je ne crois pas qu'il avait de nez.
Ce qui lui était d'ailleurs profitable, car il sentait la poiscaille.
Sa bouche était aussi fine qu'une fissure.
Une fissure que se dessine le long d'un mur.
Elle se tordait dans un rictus malsain.
Elle était aussi fine que les doigts de ses mains.
Ses oreilles étaient tellement grandes et pendantes que je les ai d'abord prises pour ses cheveux.
En fait, de cheveu, il n'en avait qu'un.
Bien centré sur son crâne flétri.
Flétri comme du vieux pain, trempé dans le vin.
Il avait un petit corps trapu, il était tout recroquevillé sur lui-même.
Recroquevillé tel un vieillard qui s'accroche à sa canne.
A sa canne, comme le poux à l'oreille d'un chauve.

"Bonjour, je suis la Vérité."

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"-Tu sembles bien sombre aujourd'hui...    -C'est le contre-jour."

# Enviado el jueves 12 de noviembre de 2009 17:27

Modificado el sábado 28 de noviembre de 2009 18:45

Mais c'est tératologique ! Et cet article n'a certes pas qu'une simple fonction phatique ! Mais keskejfoula mais keskejfoula mais keskejfoula mais keskejfoula mais.. un an dans l'éternité c'est sûrement pas grand chose....

Mais c'est tératologique ! Et cet article n'a certes pas qu'une simple fonction phatique ! Mais keskejfoula mais keskejfoula mais keskejfoula mais keskejfoula mais.. un an dans l'éternité c'est sûrement pas grand chose....
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Bonjour,

Demain, j'ai cours de 08h à 20h. Huit à huit, nous dirons.
J'ai, en effet, de 19h à 20h, une colle d'éco que je n'ai absolument pas révisée. Ou pire, je l'ai révisée mais je comprends rien.
De fait, je vous demanderais de me plaindre, et si possible de prier pour moi. Vous pouvez commencer dès à présent, je crois que le plus tôt sera le mieux.
Tous les apitoiements sur mon sort, même les plus hypocrites, seront acceptés.
Pour ceux qui ont du temps et des bougies à perdre, vous pouvez également monter un autel à mon effigie, et éventuellement un hôtel mais il vous faudra alors aussi de l'argent.
Devant ma bravoure et mon humilité, permettez-moi de m'applaudir des 4 mains, comme on dit là-bas, à Tchernobyl.
Je vous quitte donc pour aller réviser apprendre ma colle super-glue, et en partant, je vous lance par dessus mon épaule une énigme (d'une facilité déconcertante !) qu'il me faut également résoudre pour demain :


Nous sommes dans un hôpital psychiatrique. Dans cet hôpital, on trouve des alcooliques et des asociaux (avec un seul "s" svp merci). Les alcooliques mentent systématiquement, et les asociaux ne disent que la vérité. En se baladant dans les couloirs (d'où parviennent en écho d'étranges "accroche-toi au pinceau, j'enlève l'échelle"), nous rencontrons trois pensionnaires : André, Bernard (c'est pas moi c'est l'autre), et Claude.
André affirme : "Nous sommes trois alcooliques !"
Bernard rétorque :"Un et un seul d'entre nous n'est pas alcoolique."
Claude, un peu hors-sujet : "Il pleut".


Faut-il sortir son parapluie ?

# Enviado el lunes 21 de septiembre de 2009 11:41

Modificado el lunes 21 de septiembre de 2009 14:03

Je suis Bob l'efferalgan.

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Bob L'efferalgan s'en va vadrouiller avec ses petits copains de médicaments. Y'aura Joe la vitamine C (qui a prit une étrange teinte orange depuis qu'il a commencé son régime à base de carottes), pis Patrick le spasfon et Guenièvre l'ibuprofen, et encore d'autres mais j'arrête là parce que sinon ça fait trop de publicité clandestine. Même qu'on va au camping de la Rouquette, qui, disons-le nous, porte un merveilleux nom, charmant et cocasse à souhait. Même qu'y'aura la rivière pas loin et qu'il faudra faire gaffe quand même à pas s'approcher trop près au risque de se dissoudre, Joe aime bien faire des bulles, mais il perd la moitié de son poids à chaque fois qu'il en fait, le gaillard. C'est son petit côté effervescent. Faut dire que maintenant il n'est plus bien gros alors va falloir le surveiller de près. Au pire s'il s'est complètement dissous dans la rivière, on pourra toujours la boire, au moins on sera en pleine forme. Parce qu'on dormira sûrement pas beaucoup. Et avec un peu de chance on pourra surprendre l'aube. Voir le ciel pâlir, les airs se gonfler de blanc, de gris, de bleu. Une force étrange repousser la nuit, raviver le monde.
Pour vous faire patienter et pour que vous ne vous languissiez pas trop de moi, je vous propose un petit truc mal dégrossi.

Ne me remerciez pas.


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Ben voilà j'suis rentrée quoi.. J'aurais bien aimé bronzer un peu, pour me dire en me regardant dans la glace que les vacances ne sont pas si loin derrière moi.
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 Je suis Bob l'efferalgan.

# Enviado el miércoles 12 de agosto de 2009 13:16

Modificado el martes 01 de septiembre de 2009 16:41

Quelle heure est-il Madame Persil ? 03:13, Monsieur euh.. Sanchez.

Quelle heure est-il Madame Persil ? 03:13, Monsieur euh.. Sanchez.
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Cherche étincelle et/ou grain de folie pour colorer la vie de pigments qui n'existent pas.
Me contacter, prix à débattre.


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# Enviado el viernes 31 de julio de 2009 21:06

Trois articles en une soirée. Impossible is nothing.

Geluck, je suis ton Gepère.

Hum, voilà voilà.
J'ai récemment rencontré trois chevaux, trois ânes à franges, une trentaine de vaches, des centaines de papillons, pas mal de poissons, une petite fille qui voulait absolument que je la suive dans ses explorations sous-marines parce que l'eau, j'te jure, y'a plein de poissons dedans ! Mais je lui ai dit que j'en avais vu un COMME CA déjà et que j'avais pas envie d'en voir d'autres, et elle m'a pas cru. "J'te crois pas", qu'elle m'a dit avec sa voix de crécelle. Bon.
J'ai aussi rencontré une biche très furtive, un fantôme tout aussi furtif, des vrais chiens dignes de ce nom, et un tout petit petit petit chat abandonné au bord de la route, emmêlé dans des graviers. Je l'ai d'abord pris pour un rat crevé, mais en m'approchant j'ai vu un truc qui ressemblait à pas grand chose, un mélange de rat, de panda, de poussin, de hamster, et de poulet. Et quand on mélange tout ça, abracadabra, en fait ça donne un chaton d'une dizaine de jours. Et il respirait. Alors je l'ai pris dans mes mains et il est toujours pas mort à l'heure qu'il est, même qu'il est très énervé pour un avorton. Bon.
Voilà voilà. J'espère que vous ça va, parce que moi ça va. Ca roule ma poule, ça bulle Hercule. Les cigales hurlent, les prunes mûrissent, les mûres prunissent, le chat danse, les souris dorment, le chien passe, la caravane aboie, tout va bien.
Ah oui aussi, Le bonheur est un état trop constant, et l'homme un être trop muable pour que l'un convienne à l'autre.

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Trois articles en une soirée. Impossible is nothing.

# Enviado el sábado 25 de julio de 2009 17:59

Modificado el miércoles 29 de julio de 2009 11:12

Putain c'est un temps à se pendre... Tu m'étonnes, il pleut des cordes.

Putain c'est un temps à se pendre... Tu m'étonnes, il pleut des cordes.
Parler de trucs dont j'ai strictement rien à foutre, mais parler quand même. Rire à des blagues grasses et aussi drôles qu'une armée de corbillards, mais rire quand même. Rien à foutre, le but c'est d'exister. Et plonger dans la vase pour chercher un trésor. Cherche, cherche, brasse, tu vas bien finir par te heurter à quelque chose qui en vaut la peine.. Et puis , sortir, un peu dégoulinante certes, mais riche.
Riche, plus de faux semblants, mais les bras chargés de rires qui résonnent très loin et me reviennent en écho, d'idées qui trouvent à qui répondre, de pigments nouveaux, une vie en 3D.
Ou bien sortir, toujours aussi dégoulinante, puante, mais bredouille.

Va plutôt prendre une douche.

# Enviado el sábado 25 de julio de 2009 17:42